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Mistress Mine, Jane Hentges, gabrielle dubois uk
Mistress Mine translated from French by Jane Hentges

Et voilà ! Je l'ai enfin en main, la toute première épreuve de MISTRESS MINE. Un nouveau roman ? Non, la version anglaise de mon premier roman d’amour et d’aventure, SOUS LES EUCALYPTUS. N’est-il pas adorable ?
Il me tarde de recevoir les premières impressions des lectrices anglophones…


Gabrielle Dubois

 

 


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Franz Xaver Winterhalter Impératrice Eugénie et ses dames

LA PREMIÈRE IMPRESSION

Avec la copie du célèbre tableau de Franz Winterhalter de l’impératrice Eugénie et de sa suite exposé à l’opéra Garnier, on pourrait se prendre à rêver de porter l’une de ces extraordinaires robes... encore devrait-on avoir la majesté qui va avec ! Naît-on avec la grâce qui faisait les impératrices ou l’acquière-t-on ?

 

Peut-être un début de réponse avec la princesse de Metternich, ambassadrice d’Autriche en France, qui nous livre la première impression qu’elle eut de l’impératrice Eugénie, quand elle arriva à Biarritz, pour y devancer l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie qui devaient s’installer pour un temps à la villa Eugénie.

 

Un portrait plus spontané et plus intime, extrait des mémoires de la princesse de Metternich :

 

« ... Nous arrivâmes donc à l’hôtel d’Angleterre, qui passait pour le meilleur et qui était à mon avis exécrable... J’étais en train de faire enlever la poussière à mes vêtements et de lisser mes cheveux, lorsqu’une voix du dehors, c’est-à-dire de la rue, se fit entendre, qui demandait « si la princesse Metternich était arrivé ». Je m’approchai de la fenêtre ouverte, et je vis dans la rue une dame que je reconnus immédiatement pour être l’impératrice Eugénie, ainsi que plusieurs autres personnes, hommes et femmes, qui paraissaient être de la suite. À l’appel de son nom, mon mari, qui avait reconnu Sa Majesté, descendit quatre à quatre les escaliers, et se mit à causer en bas avec elle, pendant que moi, cachée derrière un rideau, je l’examinai de mon mieux.

 

L’impératrice était de grandeur moyenne, un peu forte pour son âge et n’ayant pas, d’après nos idées autrichiennes, ce qu’on est convenu d’appeler une jolie taille.

 

Cependant la tournure était charmante et une grâce infinie se répandait sur toute sa personne. Je ne pouvais pas bien distinguer ses traits, vu qu’elle portait un voile et que le chapeau ombrageait sa figure. Sa toilette se composait d’une jupe en soie noire relevée tout autour, ainsi que c’était devenu la mode grâce à elle, car l’impératrice a eu le bon esprit d’abolir à la campagne les robes faisant traîne, ce qui d’ailleurs a fait dire dans le faubourg Saint-Germain qu’elle avait inventé de se promener court vêtue, « comme les danseuses de l’opéra » ; son corsage était une simple blouse en flanelle rouge, retenue à la taille par une ceinture noire à boucle. Elle tenait une canne dans une main, et avait dans l’autre une ombrelle verte. L’entretien avec mon mari semblait être fort animé, et j’avoue que de suite j’ai été frappée par l’air et les allures de femme du monde qui différaient tellement de celles d’autres souveraines... »

 

 


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L'HOMME QUE J'AIME

L'HOMME QUE J'AIME

Aujourd’hui, je vais vous dévoiler qui est l’homme que j’aime, que je vénère, dont je baise les pieds et surtout la plume, perfection littéraire à mes yeux. Théophile Gautier est une musique à mes oreilles, un frisson à mes sens.

Jugez par vous-même :

 

 

Le poème de la femme,
De Théophile Gautier


Un jour, au doux rêveur qui l’aime,
E train de montrer ses trésors,
Elle voulut lire un poème,
Le poème de son beau corps.

D’abord, superbe et triomphante
Elle vint en grand apparat,
Traînant avec des airs d’infante
Un flot de velours nacarat ;

Telle qu’au rebord de sa loge
Elle brille aux Italiens,
Écoutant passer son éloge
Dans les chants des musiciens.

Ensuite, en sa verve d’artiste,
Laissant tomber l’épais velours,
Dans un nuage de batiste
Elle ébaucha ses fiers contours.

Glissant de l’épaule à la hanche,
La chemise aux plis nonchalants,
Comme une tourterelle blanche
Vint s’abattre sur ses pieds blancs.

Pour Apelle ou pour Cléomène,
Elle semblait, marbre de chair,
En Vénus Anadyomène
Poser nue au bord de la mer.

De grosses perles de Venise
Roulaient au lieu de gouttes d’eau,
Grains laiteux qu’un rayon irise,
Sur le frais satin de sa peau.

Oh ! quelles ravissantes choses,
Dans sa divine nudité,
Avec les strophes de ses poses,
Chantait cet hymne de beauté !

Comme les flots baisant le sable
Sous la lune aux tremblants rayons,
Sa grâce était intarissable
En molles ondulations.

Mais bientôt, lasse d’art antique,
De Phidias et de Vénus,
Dans une autre stance plastique
Elle groupe ses charmes nus.

Sur un tapis de Cachemire,
C’est la sultane du sérail,
Riant au miroir qui l’admire
Avec un rire de corail ;

La Géorgienne indolente,
Avec son souple narguilhé,
Étalant sa hanche opulente,
Un pied sous l’autre replié.

Et comme l’odalisque d’Ingres,
De ses reins cambrant les rondeurs,
En dépit des vertus malingres,
En dépit des maigres pudeurs !

Paresseuse odalisque, arrière !
Voici le tableau dans son jour,
Le diamant dans sa lumière ;
Voici la beauté dans l’amour !

Sa tête penche et se renverse ;
Haletante, dressant les seins,
Au bras du rêve qui la berce,
Elle tombe sur ses coussins.

Ses paupières battent des ailes
Sur leurs globes d’argent bruni,
Et l’on voit monter ses prunelles
Dans la nacre de l’infini.

D’un linceul de point d’Angleterre
Que l’on recouvre sa beauté :
L’extase l’a prise à la terre ;
Elle est morte de volupté !

Que les violettes de Parme,
Aa lieu des tristes fleurs des morts
Où chaque perle est une larme,
Pleurent en bouquet sur son corps !

Et que mollement on la pose
Sur son lit, tombeau blanc et doux,
Où le poète, à la nuit close,
Ira prier à deux genoux.

 

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Le droit à la légèreté

Le droit à la légèreté.


J’ai le droit d’être légère. Je ne l’ai pas toujours su. J’ai pris ce droit il y a peu. Et Dieu que ça fait du bien !
Alors on me dit : oui, c’est facile...
Je réponds : non ! Je différencie légèreté et facilité. Comme tout art, la légèreté se cultive, se travaille. La légèreté est offerte et reçue comme la goutte de rosée d’un matin de Printemps. Mais de quoi est faite une goutte de rosée, simple, petite, discrète, transparente ? Elle est faite de différences de températures, de variation d’hydrométrie. Une goutte de rosée est la transpiration de la terre, comme un livre léger est la transpiration de son auteur.
Ainsi, pour qu’un livre soit lu avec légèreté et laisse au lecteur une impression durable de bonheur, sa légèreté doit avoir une consistance, une épaisseur, qui ne peuvent être que le résultat d’un travail acharné, long, mais... léger pour son auteur !

 

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L’amoureuse du XIXème siècle

L’amoureuse du XIXème siècle

J’aime le 19ème siècle parce qu’il est l’enfance du 20ème. Et qui n’aime pas les enfants ? ... Ne répondez pas, ce n’était pas vraiment une question, et si s’en était une, je ne veux pas savoir la réponse !
Cet enfant qu’est le 19ème siècle est, comme tous les enfants, amusant, amuseur et attachant. Il est aussi dur, parfois, mais sa dureté vient de ce qu’il est naïf et qu’il ne voit le monde que de son propre point de vue. Les machines à vapeur font découvrir notre belle Terre. C’est un siècle à la fois léger et sûr de lui. Un siècle où les étoiles représentent la beauté, la poésie, une divine grandeur qui nous remet en un coup d’œil à notre minuscule place de mortels. Le 19ème siècle est heureux dans une cour de récréation : il aime rire, chanter, jouer, partager comme un enfant.
Le 20ème, pour moi, est un siècle trop adulte. Grâce à Freud, fini la naïveté : on doit s’analyser, se psychanalyser. À cause des guerres mondiales, fini la légèreté : on doit réfléchir avant et après au moindre de ses actes. Grâce aux avions, fini les beaux et lents voyages, on arrive à l’autre bout de la Terre et on en repart aussi vite sans avoir même compris qu’un homme nous disait simplement « bonjour » en chinois. À cause des fusées, l’espace est devenu un lieu froid de conquêtes. Le 20ème siècle est un adulte qui porte tout le malheur du monde sur ses épaules.
Et le 21ème siècle ? Il est devenu fou !

 

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VERSAILLES

Humeur du jour : VERSAILLES


« Versailles, tu n’es plus qu’un spectre de cité ;
Comme Venise au fond de son Adriatique,
Tu traînes lentement ton corps paralytique,
Chancelant sous le poids de ton manteau sculpté.

Quel appauvrissement ! quelle caducité !
Tu n’es que surannée et tu n’es pas antique,
Et nulle herbe pieuse au long de ton portique
Ne grimpe pour voiler ta pâle nudité.

Comme une délaissée, à l’écart, sous ton arbre,
Sur ton sein douloureux croisant tes bras de marbre,
Tu guette le retour de ton royal amant.

Le rival du soleil dort sous son monument ;
Les eaux de tes jardins à jamais se sont tues.
Et tu n’auras bientôt qu’un peuple de statues. »

Versailles, un spectre de cité pour Théophile Gautier ? Peut-être.
Mais pour nous un château, l’histoire, la grandeur, la beauté.
Versailles, une réalité d’un autre temps, un rêve extraordinaire aujourd’hui.

 

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Les intelligences multiples, par George Eliot


Extrait du Moulin sur la Floss, dialogue entre Philip et Maggie :
Philip :
« ... je m’intéresse à trop de choses... je sème toutes sortes de graines mais aucune ne me permet de faire une belle moisson. Mon malheur, c’est que j’ai une sensibilité qui me porte dans toutes les directions, sans talents réels dans aucune. J’aime la peinture et la musique ; j’aime la littérature de l’Antiquité, du Moyen Âge et de l’époque moderne : je papillonne dans tous les sens, mais je ne prends mon envol nulle part.
-  Mais c’est sûrement un bonheur d’avoir autant de goûts, d’apprécier tant de belles choses quand on les a à portée, dit Maggie songeuse. J’ai toujours pensé que c’était faire preuve d’une habileté un peu bête de n’avoir qu’une seule sorte de talent... un peu comme un pigeon voyageur... »

Pourquoi est-ce que je vous livre ce petit extrait ?
Parce que j’ai enfin trouvé une personne, merci George Eliot, qui confirme ce que je pense :
On admire, par exemple, un scientifique, très pointu dans son domaine, mais qui s’avère inapte à tout autre aspect de la vie. Evidemment, son esprit depuis toujours concentré sur une seule étude, paraît brillant et il l’est, mais sur un seul domaine. Si son intelligence est utile, d’autres le sont aussi.
Comme l’intelligence multiple d’une entrepreneuse, aussi mère de famille, qui pose le carrelage dans sa salle de bain, fait la cuisine, est amatrice de musique, et sait aussi écrire que créer toutes sortes de choses de ses mains habiles. Bien sûr, aucun de ses talents n’étant mis particulièrement en avant, cette personne ne brille pas sur la société comme le scientifique, elle ne sera honorée d’aucune reconnaissance. Mais que d’intelligences différentes en une seule personne : intellectuelle, manuelle, psychologique, sensible... que de capacités bien peu ou pas reconnues et pourtant si complémentaires et indispensables à l’intelligence unique.

Mistress Mine the novel by Gabrielle Dubois in St Regis palace Abu Dhabi

Mistress Mine the novel by Gabrielle Dubois
Mistress Mine the novel by Gabrielle Dubois in St Regis palace Abu Dhabi
19 commentaires

MISTRESS MINE, a very good read !

Mistress mine
leonhard de jonghe

MISTRESS MINE, a very good read !


The novel is so pleasant to read. The reader can’t help getting attached to the heroine and all the men who cross her path during her travels. Louise Saint-Quentin not only becomes their much desired “Mistress Mine” but she is above all her own “Mistress Mine” as she has to learn all about life and how to fend for herself from a very early age, something unusual for a girl at the time. The numerous, often pithy, dialogues throughout the novel show her personality and how it evolves. They bring both Louise and the other characters to life and together with all the little, well-observed details, create “a reality effect”. In a word, Mistress Mine is a good read as we are drawn into the novel from the start and find it hard to put down. Although we are rather sad to get to the end, we know there are other volumes of the saga in store and we can’t wait to read them as we know very well that Louise’s journey through life is in its early stages and that Mistress Mine is just the beginning.

 

 

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Nouvel article de blog

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Peinture originale Bouguereau Gabrielle Dubois roman amour

George avait écrit :

« L’amour est un temple que bâtit celui qui aime à un objet plus ou moins digne de son culte, et ce qu’il y a de plus beau dans cela, ce n’est pas tant le Dieu, que l’autel. Pourquoi craindrais-tu de te risquer ? Que l’idole reste debout longtemps ou qu’elle se brise bientôt, tu n’en auras pas moins bâtit un beau temple. Ton âme l’aura habité, elle l’aura rempli d’un encens divin, et une âme comme la tienne doit produire de grandes œuvres. Le Dieu changera peut-être, le temple durera autant que toi. Ce sera un lieu de refuge sublime où tu iras retremper ton cœur à la flamme éternelle, et ce cœur sera assez riche, assez puissant, pour renouveler la divinité, si la divinité déserte le piédestal. Crois-tu donc qu’un amour ou deux suffisent pour épuiser et flétrir une âme forte ? Je l’ai cru aussi pendant longtemps mais je sais à présent que c’est tout le contraire. C’est un feu qui tend toujours à monter et à s’épuiser. Peut-être que plus on a cherché en vain, plus on devient habile à trouver ; plus on a été forcé de changer, plus on devient propre à conserver. Qui sait ! C’est peut-être l’œuvre terrible, magnifique et courageuse de toute une vie. C’est une couronne d’épine qui fleurit et se couvre de roses quand les cheveux commencent à blanchir… »

Comme George Sand avait bien compris l’amour !

 

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Ludwig et Théophile

Ludwig et Théophile

Voilà ! Je l’ai retrouvée la phrase qui unit Théophile à Ludwig. J’étais sûre qu’elle existait, mais je ne me souvenais plus où je l’avais lue. C’est dans Fortunio, que Théophile décrit, en trois mots merveilleusement choisis, la musique de Beethoven.

 

« … Elle abaissa ensuite les franges de ses paupières soyeuses et laissa échapper un soupir flûté et languissamment modulé, aussi plein de rêverie et de pensée qu’une note de Beethoven… »

 

C’est tout ? Oui. Il n’en faut pas plus à mon bonheur qu’une rencontre de mes deux idoles dans trois mots !

 

J’ai illustré ma petite admiration par un tableau de William Michael Harnett de 1890 intitulé Emblems of Peace, et qui représente de la musique et des livres.

 

 

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Emblems of Peace, William Michael Harnett, 1890

Gabrielle Dubois

PS : Je vous conseille la lecture de Fortunio de Théophile Gautier, à lire en écoutant le troisième mouvement de la neuvième symphonie de Beethoven.



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Le plaisir de sa plume, la sensualité de ses plumes

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Léon Lhermitte Les Halles

Le plaisir de la plume de Zola, la sensualité de ses plumes du Ventre de Paris.


Je relis donc Le ventre de Paris et… c’est toujours un aussi grand plaisir ! Afin de le partager, en voici un extrait :

« Cadine, à seize ans, était une fille échappée, une bohémienne noire du pavé, très gourmande, très sensuelle. Marjolain, à dix-huit ans, avait l’adolescence déjà venture d’un gros homme, l’intelligence nulle, vivant par les sens. Ils emplirent les Halles de Paris de leurs amours de moineaux insouciants. Elle découchait souvent pour passer la nuit avec lui dans la cave aux volailles.
Ils eurent toujours une amitié particulière pour les grands paniers de plumes. Ils revenaient là, les nuits de tendresse. Les plumes n’étaient pas triées. Il y avait de longues plumes noires de dinde et des plumes d’oie, blanches et lisses, qui les chatouillaient aux oreilles, quand ils se retournaient ; puis, c’était du duvet de canard, où ils s’enfonçaient comme dans de l’ouate, des plumes légères de poules, dorées, bigarrées, dont ils faisaient monter un vol à chaque souffle, pareil à un vol de mouche ronflant au soleil. En hiver, ils couchaient aussi dans la pourpre des faisans, dans la cendre grise des alouettes, dans la soie mouchetée des perdrix, des cailles et des grives. Les plumes étaient vivantes, encore tièdes d’odeur. Elles mettaient des frissons d’ailes, des chaleurs de nid, entre leurs lèvres. Elles leur semblaient un large dos d’oiseau sur lequel ils s’allongeaient et qui les emportaient, pâmés aux bras l’un de l’autre. Au matin, Marjolain cherchait Cadine, perdue au fond du panier, comme s’il avait neigé sur elle. Elle se levait ébouriffée, se secouait, sortait d’un nuage, avec son chignon où restait toujours planté quelque panache de coq. »

 

 

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roman amour gabrielle Dubois
roman amour gabrielle Dubois

À lire et à retenir...

 

« ... L’Espagne a beaucoup perdu de son caractère romantique à la suppression des moines, et je ne vois pas ce qu’elle y a gagné sous d’autres rapports. D’admirables édifices dont la perte sera irréparable, et qui avaient été conservés jusqu’alors dans l’intégrité la plus minutieuse, vont se dégrader, s’écrouler, et ajouter leurs ruines aux ruines déjà si fréquentes dans ce malheureux pays ; des richesses inouïes en statues, en tableaux, en objets d’art de toute sorte, se perdront sans profiter à personne. On pouvait imiter, ce me semble, notre révolution par un autre côté que par son stupide vandalisme.

Égorgez-vous entre vous pour les idées que vous croyez avoir, engraissez de vos corps les maigres champs ravagés par la guerre, c’est bien ; mais la pierre, le marbre et le bronze touchés par le génie sont sacrés, épargnez-les. Dans deux mille ans on aura oublié vos discordes civiles, et l’avenir ne saura que vous avez été un grand peuple que par quelques merveilleux fragments retrouvés dans les fouilles... »

 

Extrait de Voyage en Espagne, 1843, Théophile Gautier

 

 

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Alexendre Dumas

Une petite vision de l’Europe par Alexandre Dumas père :

« ... Depuis 1789, année où la France a conquis le droit, c’est-à-dire la justice, l’équité, la chose pour laquelle l’humanité combat depuis six mille ans. Aussi, depuis le jour où la France a fait cette conquête, elle est devenue le drapeau des nations ! Symbolique conducteur de la raison humaine sur la route du progrès, ..., sa politique peut se résumer en deux sentences :
O Ne jamais marcher assez lentement pour arrêter l’Europe
O Ne jamais marcher assez vite pour empêcher le monde de la suivre.
...
Le principe vivifiant du globe devrait être représenté par trois nations :
O L’activité commerciale par l’Angleterre
O L’expansion morale par l’Allemagne
O Le rayonnement intellectuel par la France... »

Extrait de : La terreur prussienne, 1867

À méditer...